Jacques

Jacques Riguidel

Présentation

Un homme d’action

Concevoir le projet et construire le voilier : on se retrouve au coeur même de la nécessité d’agir.

Marin breton installé à Hendaye, Jacques Riguidel est un expert en arts martiaux hautement diplômé, plusieurs Dan de Judo, Kendo et Iaïdo. Il a également contribué à créer une méthode d’éveil au judo pour les 4-5 ans. Il est titulaire du brevet d’état d’éducateur sportif 3° degré.

Son premier tour du monde en solitaire a donné lieu à un livre, « Un tour du monde en solaire » . Pour  Jacques Riguidel un projet se déroule toujours en trois temps : la conception ; la réalisation ; la transmission. Mais aux yeux du navigateur, c’est le premier volet du projet qui revêt le plus d’importance. Concevoir le projet, le rendre réalisable,rédiger un cahier des charges complet, construire le bateau : c’est partir de zéro, créer, synthétiser des idées de toutes origines.

Un homme de sensations

Pour Jacques Riguidel, naviguer  en solitaire, c’est partir à la recherche de soi, c’est se lancer dans une aventure fondamentalement humaine.

 » Écoute le vent, observe la mer, décide, prévois, anticipe, pense, vis ton rêve jours après jours, la liberté est à ce prix-là. le bonheur également » ( Extrait d’ Un Tour du monde en solaire..)

Jacques Riguidel

Jacques Riguidel

Jacques Riguidel ne cherche pas à gagner une course. Son tour du monde ne repose pas sur l’affrontement de concurrents, mais plutôt sur la recherche de soi..

Après avoir mis à l’épreuve son pragmatisme par une préparation minutieuse, le navigateur partira une nouvelle fois en mer à la recherche de la solitude, de ses sensations, et de ses émotions.

Pratiquer la voile  procure le plaisir de la glisse, le plaisir de sentir le bateau avancer le mieux possible avec le vent, en étant à l’affut des indices qui permettent de comprendre les réactions du bateau. Jacques navigue au grand large avec le minimum d’instruments, se limitant au strict nécessaire. En effet, les instruments font barrage aux sensations.  Cela suppose  un état d’esprit réceptif, vigilant, ainsi qu’une concentration permanente.

Naviguer, c’est le contraire de rêver, c’est du concret. En navigation, on est dans le profondément humain, dans le physique et le psychologique : le corps nous transmet ses sensations, on apprend à les saisir. Naviguer n’est pas quelque chose de surhumain. Au contraire c’est l’humain poussé à l’extrême.

Pour Jacques, naviguer est une aventure humaine, au sens le plus fort des mots.

Un homme de réflexion

Le tour du monde de Jacques Riguidel a valeur d’exemple et alerte sur l’urgence de travailler à la sauvegarde de la planète.

« Nous vivons dans des mondes totalement différents, aux valeurs opposées. Ici clochard de luxe en orbite maritime, là-bas consommateur figé, modeste et résigné, bien programmé dès l’enfance pour consommer, acquérir, accumuler, se protéger. » [extrait du Tour du monde en solaire, 96 ème jour]

Le premier tour du monde entrepris par Jacques était déjà remarquable par l’économie de moyens mis en oeuvre. Encore une fois, Jacques se lance avec son deuxième tour du monde dans une aventure utile.

Pour notre marin judoka, le point commun entre la voile et le Judo, c’est l’utilisation optimale de l’énergie. La voile applique ce principe fondamental du Judo dans la mesure où elle transforme l’énergie du vent en vitesse. Pour le navigateur, l’idée de l’optimisation de l’énergie correspond à une manière d’être. Les choix techniques de Jacques  illustrent une idée majeure : on peut faire de grandes choses avec des moyens limités. Les grands projets ne riment pas forcément avec énergie gaspillée.

Le navigateur veut voyager autrement et montrer qu’il est possible de faire le Grand Tour avec un minimum d’énergie. Un voilier au large ressemble à la terre dans l’univers. Il dispose de l’énergie du soleil et doit respecter l’équilibre entre la production et la consommation.

Jacques à la barre du Solaire 34. Photo Emmanuel Van Deth

Jacques à la barre du Solaire 34.
Photo Emmanuel Van Deth