Troisième défi

 

Défi N°3 : Ne recourir à aucune énergie fossile

La nature garantira à Jacques Riguidel l’autonomie énergétique.

 

Pour son deuxième tour de planète, Jacques Riguidel renonce à toute énergie fossile. Il mise sur les énergies inépuisables auxquelles il pourra avoir accès sur son voilier et qui garantiront son autonomie sur le plan énergétique.

La durée d’un tour de monde à la voile incite à étudier de près les possibilités d’autonomie énergétique.

Les avantages d’une telle autonomie et de l’absence de carburant et de générateur sont nombreux : gain de poids et de place, réduction des coûts, simplification des réseaux, diminution des risques de pannes, du nombre d’interventions techniques, de la quantité de pièces de rechange et d’outillage. En contrepartie, il est nécessaire de définir précisément les besoins en instrument et en matériel électrique afin d’élaborer un bilan énergétique exact.

L’énergie solaire est parfaitement adaptée pour un tour du monde de plusieurs mois. En effet, à bord d’un petit voilier un panneau photovoltaique est plus fiable et demande moins d’entretien qu’un générateur diésel.

La puissance nécessaire de panneaux solaires ainsi que le volume de stockage (batteries) sont déterminés par l’équilibre entre production et consommation. Pour son tour du mer contre vents et courants, le voilier de Jacques Riguidel sera équipé :

– pour la production et le stockage, de panneaux solaires marins, dont un orientable, et d’une grosse batterie spéciale à électrolyte gélifiée ;

– pour la consommation, d’éclairage à LED, des seuls instruments électroniques nécessaires au positionnement et à la communication, ainsi que d’un dessalinisateur. Notons que le pilote automatique est un régulateur d’allure, appareil mécanique utilisant uniquement la force de l’eau et du vent.

Naviguer sans énergie fossile – sans moteur auxiliaire ni groupe électrogène, sans gasoil ni gaz naturel, rend le projet, même préparé avec minutie, à la limite du réalisable. Nous l’avons vu, le tour du monde à l’envers, « c’est l’Everest en solo sans oxygène et par la face Nord ». Filons la métaphore : le tour du monde à l’envers sans énergie fossile, c’est l’Everest en solo sans oxygène et par la face Nord, sans piolet et sans corde. Un tel défi est sans doute le plus significatif de la personnalité de Jacques Riguidel.

S’appuyer sur l’énergie du soleil, la force du vent et la force de l’eau, fonder son projet sur l’idée de non-opposition à l’environnement et sur l’utilisation intelligente et mesurée des ressources naturelles, c’est faire du choix de la plus extrême difficulté et du dépassement de soi celui de la simplicité volontaire.

Jacques5